Nouvelle #15 (en 400 mots) : Intercepteurs

J’ai dans l’idée depuis quelques temps de réaliser un recueil composés de mini-nouvelles totalisant toutes exactement 400 mots. C’est un format assez frustrant sur lequel j’ai pour l’instant un peu de mal à avancer, mais j’aime travailler sur ces formats courts qui permettent premièrement de travailler en série sur des tas d’idées qui traînent ici et là, et deuxièmement d’améliorer l’affûtage des histoires, leur concision. Quand je lis de la fiction, le blabla inutile me lasse vite, alors je tente dans la mesure du possible de m’en affranchir quand j’écris. Oh, il faut bien de la description et de l’ambiance, je ne parle pas d’Hollywoodiser l’écriture, mais enfin… Juste aller à l’efficace quand c’est possible.

Voici la première nouvelle à peu près terminée dans le genre. Je n’en suis pas pleinement satisfait donc elle pourrait subir des révisions, mais c’est déjà une petite histoire, en 400 mots tout pile (d’après Scrivener ;)).

Bonne lecture et bonjour chez vous !
Enkidoux

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[NaNo] ESA 01 : Master Magie Sociale

Je posterai ainsi les textes d’écriture semi-automatique (légères corrections apportées après écriture libre et rapide) qui me servent à alimenter mon roman nano !! Le premier était consacré au concept de « magie étudiée dans un système éducatif comparable au nôtre, en France, et appliquée à des domaines de la vie courante ». La mise en page est minimale, pour profiter de toute la page (que je me dois de remplir jusqu’au bout !), et pour permettre au lecteur éventuel (je ne me fais pas d’illusion, ça n’est pas super attirant ;)) de retrouver le rythme d’une pensée poussée à la production sans jugement sur ce qu’elle produit.

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Nouvelle #14 : Diseuse de triste aventure

Une nouvelle autour du tarot et de la divination.

On y suivra une tranche de vie de Madame Frida, voyante de premier ordre, qui reçoit la visite d’une chef d’état.

Pour changer un peu, j’ai songé un moment à inverser les genres habituels sur ce genre d’histoire, en mettant en jeu un voyant visité par une présidente. Après tout, la puissance est si souvent présentée comme masculine, tandis que la féminité détiendrait le mystère, l’accès aux autres mondes, etc. La toute première version du texte suivait ce schéma. En le relisant, il m’avait paru intéressant de procéder à une inversion. Mais au final ça donnait une nouvelle de plus où le prénom « il » se promenait de partout. Je ne compte pas devenir un ayatollah de la rupture systématique avec les codes, mais enfin pour ma propre santé mentale et pour conserver une certaine ouverture d’esprit, j’aime bien alterner entre protagonistes masculins et féminins. C’est la magie de l’écriture, que de pouvoir travailler notre empathie en incarnant toute sortes de rôles, alors je ne m’en prive pas. Au final, l’histoire est vécue par deux personnages féminins, ce qui passe tout aussi bien.


Je ne suis pas totalement naïf. Je vois bien, à travers les commentaires sur certaines vidéos Youtube par exemple, à quel point ce type de positionnement déchaîne les passions. Obligation morale pour les uns, manque de virilité et asservissement pour les autres, cela ne laisse pas grand monde indifférent. Qu’en dire ? Si je regarde tout ce qui a été écrit durant l’essentiel de l’histoire de la littérature, il me parait évident que l’homme y a tenu une place démesurée. Je n’ai pas l’impression de baisser mon pantalon et de faire des courbettes à qui que ce soit en tâchant de rétablir un certain équilibre.


Et que ceux qui sont prompts à traiter autrui de SJW (Social Justice Warrior, un terme fortement péjoratif désignant ceux qui militent publiquement pour l’égalité sociale) les gens qui adoptent ce genre de procédé, je n’ai qu’une question à leur poser :
Si SJW est une insulte… Ma foi… Pensez-vous que la société est juste ?
Si votre réponse est oui, vous êtes d’une candeur effrayante et dangereuse, ou bien riche. Si votre réponse est non, tâchez alors d’admettre que vous êtes soit trop paresseux pour aider au changement, soit bien content de protéger vos privilèges. Simple question d’honnêteté intellectuelle.

Allez, c’est parti. Entrons dans la tête de Madame Frida. Environ 1600 mots pour 10.000 signes, donc 5 à 6 minutes de lecture je suppose. A bientôt et bonjour chez vous !

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Réponse à un défi sur Scribay : ambiance tristitude

On peut, sur le site Scribay (j’ai pas vu ça sur Wattpad mais ça existe peut-être), répondre à des défis proposés par d’autres membres de la communauté. C’est un bon moyen de trouver des contraintes, qui, comme chacun sait, libèrent la créativité 😉

En tant qu’auteur de textes courts principalement (surtout en ce moment avec l’année Bradbury), ce genre de pratique m’est bien utile. Bien sûr, c’est motivant, mais ça permet aussi de ne pas perdre de temps à choisir un thème parmi la liste qu’on s’est confectionné tout seul (ou pire, certains n’ont pas d’idée du tout, à ce moment-là les défis sont tout indiqués). Les défis sont aussi une bonne opportunité de se rapprocher des autres membres de la communauté, puisque vous serez au moins lu par le créateur du défi (tout le monde peut en proposer).

Généralement, j’écris plutôt dans l’humoristique, la comédie. Ici, j’ai répondu à une contrainte qui touche plutôt au drame.
Je vous recopie ici l’essentiel de la consigne (défi proposé par Drago_Fiennil) :

Vous êtes LIBRES de TOUT. Seule contrainte (et pas des moindres) vous devez détruire ce personnage mentalement. De manière à ce que plus le récit avance, l’homme aille de moins en moins bien.

Bon, évidemment, à partir de là, ne vous attendez pas à trouver un texte super jouasse en cliquant sur le lien suivant :
https://www.scribay.com/library/text/656745255/apprivoise

 

L’Année Bradbury, pourquoi et comment ?

Comme je l’expliquais rapidement dans la première vidéo Vlog, j’entame dès cette semaine une année Bradbury, qui est à rapprocher du Projet Bradbury (hashtag #projetbradbury ) mené en 2013 par Neil Jomunsi (objectif : écrire une nouvelle par semaine pendant un an). L’idée m’a tenté dès que j’en ai fait la découverte, et j’étais encore plus motivé après avoir écouté la conférence de Ray Bradbury qui a inspiré Neil dans cette entreprise un peu folle. Je me lance donc. Mais pourquoi ne pas appeler ça un Projet Bradbury aussi ? Cela faciliterait sans doute la communication autour de mes publications, le rapprochement entre aventuriers de la nouvelle, etc. Ma foi, peut-être, mais… le mot « projet ». Boudiou, le mot « projet »… Il est pour moi le fer de lance d’une novlangue que je tâche d’éviter autant que possible.

Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, je ne puis que vous conseiller le visionnage de la première conférence gesticulée de Franck Lepage, intitulée « Inculture(s) ». C’est un peu long, mais ça vaut le coup jusqu’à la moindre minute. En tout cas c’est mon avis et celui de pas mal de personnes 😉

Vous en trouverez une captation sur Youtube :

Au passage, le phénomène « conférence gesticulée » (c’est de l’éducation populaire, de l’enrichissement horizontal !) a fait des émules. En tapant ce terme sur Youtube, vous trouverez un petit paquet de personnes qui vous parleront de leur expérience de vie, leur expérience professionnelle, tout en rapprochant leur vécu de quelques données scientifiques en rapport (généralement sociologie / économie, tout dépend). J’ai beaucoup apprécié celles sur le domaine de la santé ! (mais pas que)

 

Bon, voilà pour le terme. Désirant éviter le terme honni, l’expression « Année Bradbury » m’a alors semblé assez naturelle. Qui plus est, le changement de terme peut aussi être justifié par une légère modification dans les termes du contrat. Dans cette conférence culte de Bradbury, l’auteur enjoignait aussi ses auditeurs à lire quotidiennement une nouvelle, une poésie et un essai. Tout ça pour, d’une part enrichir leur imaginaire et faciliter leur inspiration, d’autre part augmenter leur facilité à repérer et manier les métaphores. En effet, pour Ray Bradbury, la métaphore est la raison d’être de la nouvelle, son sel principal. Je ne sais pas à quel point il avait raison sur ce point… j’avoue me laisser facilement tenter par les nouvelles humoristiques un peu absurdes qui n’ont rien de la métaphore sociale, politique ou métaphysique. Nous verrons bien.

 

Comment vais-je procéder ?

  • Chaque semaine, une nouvelle. Je m’autoriserai les nouvelles courtes, job à temps plein oblige, tout ça tout ça… Mais j’aimerais bien, évidemment, pouvoir rédiger parfois de « longues » nouvelles.
  • Chaque jour, des lectures. Une nouvelle, une poésie, un essai (ou un article scientifique / article de presse de « qualité »).
  • Je note l’avancement de tout ça via quelques feuilles de tableur Open Office, avec parfois des billets de blogs ou des vlogs pour communiquer sur mon cheminement.
  • La plupart du temps, je posterai mes nouvelles sur le site Scribay, ou bien directement ici… parfois nulle part si je participe à un appel à texte. Tout ça pourrait évoluer au cours du temps, ce n’est pas encore tout à fait défini.

Mon adresse sur Scribay (à ce jour j’y ai posté quatorze textes) : https://www.scribay.com/author/288/enkidoux

Allez… Bonjour chez vous,
Enkidoux

Le Speed Writing du jeudi !

Hmm,

j’ai rejoint un groupe hier. Un groupe de la communauté Scribay (un site sympathique dont je reparlerai plus tard), lancé par Marie Tinet. Ce groupe a pour simple objectif de réunir ses membres chaque jeudi à 19 heures, pour écrire, durant dix minutes, un maximum de mots sur un nouveau texte.

Je me suis joint à cet exercice hier, et ma foi sur un temps aussi court la frénésie est difficile à éviter 😉
J’ai écrit, écrit, et ma foi le résultat s’est avéré plutôt satisfaisant, si on le met en rapport avec la contrainte horaire carrément drastique. J’avais après dix minutes un texte correct, avec un début et une fin. Pas une grande histoire, mais une petite nouvelle qui va en fait replacer celle sur laquelle je travaillais pour la « numéro 1 » de mon année Bradbury (cf vidéo d’hier).

Ce texte s’appelle « L’idée fixe », et si j’en ferai sans doute une version remaniée avant d’en pondre un PDF plus seyant, il est pour l’instant lisible en ligne à l’adresse suivante :

https://www.scribay.com/library/text/38751676/l-idee-fixe

Bonjour chez vous !
Enkidoux