Et si le « Global Warming » était devenu un terme trop commun, trop usité pour être encore frappant ? Et s’il était temps de changer d’expression pour changer d’action ??

PS : cette nouvelle est inspirée d’une intervention que j’ai entendue durant un podcast ou je ne sais quoi… Je sais plus où, désolé. Si ça me revient, je le noterai ici.

J’ai dans l’idée depuis quelques temps de réaliser un recueil composés de mini-nouvelles totalisant toutes exactement 400 mots. C’est un format assez frustrant sur lequel j’ai pour l’instant un peu de mal à avancer, mais j’aime travailler sur ces formats courts qui permettent premièrement de travailler en série sur des tas d’idées qui traînent ici et là, et deuxièmement d’améliorer l’affûtage des histoires, leur concision. Quand je lis de la fiction, le blabla inutile me lasse vite, alors je tente dans la mesure du possible de m’en affranchir quand j’écris. Oh, il faut bien de la description et de l’ambiance, je ne parle pas d’Hollywoodiser l’écriture, mais enfin… Juste aller à l’efficace quand c’est possible (cette longue et laborieuse introduction montre à quel point j’aime aussi parfois en faire des tonnes pour pas grand chose… on va dire que c’est toujours bon de travailler plusieurs styles, hein).

Voici la première nouvelle à peu près terminée dans le genre. Je n’en suis pas pleinement satisfait donc elle pourrait subir des révisions, mais c’est déjà une petite histoire, en 400 mots tout pile (d’après Scrivener ;)).

Bonne lecture et bonjour chez vous !
Enkidoux

Une nouvelle autour du tarot et de la divination.

On y suivra une tranche de vie de Madame Frida, voyante de premier ordre, qui reçoit la visite d’une chef d’état.

Pour changer un peu, j’ai songé un moment à inverser les genres habituels sur ce genre d’histoire, en mettant en jeu un voyant visité par une présidente. Après tout, la puissance est si souvent présentée comme masculine, tandis que la féminité détiendrait le mystère, l’accès aux autres mondes, etc. La toute première version du texte suivait ce schéma. En le relisant, il m’avait paru intéressant de procéder à une inversion. Mais au final ça donnait une nouvelle de plus où le prénom « il » se promenait de partout. Je ne compte pas devenir un ayatollah de la rupture systématique avec les codes, mais enfin pour ma propre santé mentale et pour conserver une certaine ouverture d’esprit, j’aime bien alterner entre protagonistes masculins et féminins. C’est la magie de l’écriture, que de pouvoir travailler notre empathie en incarnant toute sortes de rôles, alors je ne m’en prive pas. Au final, l’histoire est vécue par deux personnages féminins, ce qui passe tout aussi bien.


Je ne suis pas totalement naïf. Je vois bien, à travers les commentaires sur certaines vidéos Youtube par exemple, à quel point ce type de positionnement déchaîne les passions. Obligation morale pour les uns, manque de virilité et asservissement pour les autres, cela ne laisse pas grand monde indifférent. Qu’en dire ? Si je regarde tout ce qui a été écrit durant l’essentiel de l’histoire de la littérature, il me parait évident que l’homme y a tenu une place démesurée. Je n’ai pas l’impression de baisser mon pantalon et de faire des courbettes à qui que ce soit en tâchant de rétablir un certain équilibre.


Et que ceux qui sont prompts à traiter autrui de SJW (Social Justice Warrior, un terme fortement péjoratif désignant ceux qui militent publiquement pour l’égalité sociale) les gens qui adoptent ce genre de procédé, je n’ai qu’une question à leur poser :
Si SJW est une insulte… Ma foi… Pensez-vous que la société est juste ?
Si votre réponse est oui, vous êtes d’une candeur effrayante et dangereuse, ou bien riche. Si votre réponse est non, tâchez alors d’admettre que vous êtes soit trop paresseux pour aider au changement, soit bien content de protéger vos privilèges. Simple question d’honnêteté intellectuelle.

Allez, c’est parti. Entrons dans la tête de Madame Frida. Environ 1600 mots pour 10.000 signes, donc 5 à 6 minutes de lecture je suppose. A bientôt et bonjour chez vous !

Il s’agit d’un tout petit texte rédigé dans le cadre du « Concours Radio France de la micro nouvelle 2016 » et qui du coup fait tout pile 1000 signes pour 171 mots.

Les détails du concours se trouvent à cette adresse :
http://www.radiofrance.fr/espace-pro/evenements/radio-france-fete-le-livre-2016/concours-radio-france-de-la-micro-nouvelle

Du coup, je n’en posterai le texte sur ce blog qu’après la fin du concours, ce qui ne devrait pas bien tarder : soumissions à envoyer avant le 16 octobre, et annonce des résultats le 7 novembre.

Le thème imposé est « Liberté » et j’en ai profité pour raconter un moment intense de la vie d’une certaine Frida.

MISE A JOUR DU 27 AOUT 2017
Puisque je n’ai pas eu de retour, je pose la nouvelle ici :

Démon

Après un été mouvementé dont les retombées ne sont pas encore terminées, je reviens tout de même vers l’écriture, avec cette nouvelle qui sera la huitième de mon année Bradbury.

Intitulée « Kublob, simple démon gobelin », elle raconte une tranche de vie dans un donjon régulièrement visité par des héros en mal de gloire. Nous y suivrons les pensées et actions d’un humble démon invoqué pour défendre quelque somptueux trésor.

Le texte peut être lu sur Scribay à cette adresse.

Le voici à présent :


Gravure aztèque

Voici le texte que je propose pour les 24 heures de la nouvelle en cette glorieuse année 2016. Sur le site des organisateurs elle se trouve à cette adresse.
C’est aussi ma quatrième nouvelle pour mon Année Bradbury.

Je rappelle la consigne proposée pour le concours :

L’histoire doit se passer à au moins deux époques différentes (pas forcément très distantes, qui ne peuvent pas communiquer directement entre elles (pas de portails temporels, de machines à remonter le temps, de télépathie…), mais se répondent et se complètent.

Bonne lecture !


Louie frôlait le mur de la grotte de sa main droite, tâchant d’y repérer la moindre aspérité inhabituelle. Le passage occasionnel d’une chauve-souris ne perturbait en rien sa concentration mais dérangeait quelque peu son accompagnateur d’infortune, Claudio.

– Louie, tu es certaine qu’on va dans la bonne direction ?
– Certaine.
– Et tu penses vraiment avoir besoin de moi ? On a laissé beaucoup d’affaires dehors, il serait peut-être plus prudent que quelqu’un aille surveiller… Il y en a pour des milliers de dollars et…
– Reste avec moi. Et tais-toi.
– Oui. Oui…